Les cols des Pyrénées

 

Je vous emmène aujourd’hui découvrir les cols des Pyrénées.

Pour ceux qui regardaient par la fenêtre en rêvant pendant les cours de géographie, les Pyrénées sont une chaîne montagneuse longue de plus de 430 kilomètres, et qui se trouve à l’extrême Sud de la France. Elle sépare la France de l’Espagne. En faisant la traversée de ce massif montagneux, on peut donc passer de la mer Méditerranée jusqu’à l’océan Atlantique.

J’avais pour objectif cette année de partir de Perpignan pour rejoindre Biarritz. Le tout par toutes les petites routes possible et immaginable, notamment dans la partie Ouest du massif. Le pays Basque comporte en effet bon nombre de routes incoryables offrant des virolos à l’infini. Je pensais aussi faire un retour par le versant espagnol.

Mais les contraintes météo ont vite changé mes plans… Le pays basque est connu pour être un pays très vert. Et cette couleur est due au fait que ce petit coin de paradis est souvent arrosé par les pluies venues de l’Océan.

Bref je suis resté sur la partie Est et central du massif pyrénéen, et j’ai remis mon projet de pays basque à plus tard.

 

On débute ce périple sur deux roues par la route du col de Port.

C’est un peu un passage obligé quand on décide de faire la traversée des Pyrénées. C’est en effet le premier grand col que l’on passe sur cet itinéraire. Il culmine à 1250m d’altitude. Et qui dit grand col, dit forcément virages à gogo magnifique vue une fois en haut !

La route du Col de Port n’est pas large, avec un bitume parfois raccommodé. C’est davantage une charmante départementale sur laquelle on va surtout admirer le paysage, plutôt que de chercher à lécher le bitume avec ses cale pieds…

Arrivé au col, à 1249m d’altitude, on a une magnifique vue sur la vallée.

 

La descente est tout aussi agréable que la montée. Mais si celle-ci avait été faite sur une route bien dégagée, en redescendant on bénéficie de l’ombre de la forêt, très appréciable en cas de forte chaleur estivale.

Deuxième étape de ce périple : la route du Col de la Core. Je vous ai parlé de ce petit coin de paradis dans cet article

J’aime le coté sauvage, brut et nature des Pyrénées. Il arrive souvent qu’au détour d’un virage on tombe sur une cascade rafraichissant l’atmosphère

Au détour d’un virage on tombe sur un vieux corps de ferme…

Petit passage au col de la Core, à 1395m d’altitude

On arrive ensuite à la sublime vallée de Bethmale. que je vous avais présenté ici.  L’origine de ce nom du gascon Beth qui veut dire « belle » et du mot Malh qui signifie «montagnes rocheuses». Et le fait est que cet endroit magnifique présente des paysages magnifiques.

La vallée compte six villages : Arrien, Aret, Samortein, Ayet, Tournac et Villargein. Du fait de l’isolement naturel de cette vallée encaissée, leurs habitants ont donné à ce lieu une identité et une atmosphère particulière. Et malgré un dépeuplement propres aux régions reculées de notre belle France, les villageois ont réussis à maintenir les traditions et le folklore local qui rendent cet endroit très attractif pour les touristes.

Les Bethmalais sont très connu de part leur volonté de préserver leurs traditions et coutumes locales. Ils ont fondé l’une des plus ancienne association française d’art populaire datant de 1906. Basé sur la transmission orale de l’héritage culturel, cette association préserve les traditions, et notamment les costumes et les célèbres chaussures à pointe relevée. L’association porte témoignage de ses traditions au travers de spectacles, d’ouvrages, d’expositions et conférences sur le plan national et international. Plus d’info : www.bethmalais.com

Autre spécialité locale : le bethmale ou ouater

C’est un fromage très ancien. Le roi Louis VI le Gros a participé à sa renommée lors de son passage dans la région au XIIe siècle.

Autrefois réalisé durant l’été quand les vaches étaient en estive, ce fromage est désormais produit par les paysans de la vallée en période hivernale quand les vaches sont à l’étable. Il est d’abord coagulé par ajout de présure, puis le caillé est coupé « au sabre », moulé et salé à sec. L’affinage dure entre 3 et 10 mois, sur des planches en sapin. La croûte est frottée à la morge avec une brosse. Un brossage quotidien donne une croûte orangée.

Sa période de consommation idéale s’étale en août et septembre, mais il est excellent d’avril à novembre, après un affinage de 5 à 6 mois.

A la sortie du village d’Ayet en Bethmale tournez votre tête sur a gauche pour voir la chapelle Saint Michel.

En vallée de Bethmale la nature est très présente. Et au printemps le vert domine l’ensemble des paysages.

La route de la vallée n’arrête pas de tournicoter et son revêtement en bon état en fait un spot fréquenté par les motards locaux comme les touristes de passage.

Un des attraits de la vallée réside également dans le petit lac de Bethmale que l’on peut découvrir au milieu de l’itinéraire.
N’hésitez pas à vous arrêter pour découvrir cette merveille !

L’endroit est sauvage et préservé. Un grand bain de chlorophyle !

Quelques pêcheurs habitués des lieux profitent de cet écrin de nature pour s’adonner à leur passion.

On passe ensuite dans le charmant village de Bordes sur Lez

Et on longe la rivière pour ensuite repartir dans la montagne en direction du Col Portet d’Apect.

On croise beaucoup de motards dans les Pyrénées !

Lors de mon passage au Col Portet d’Aspect, la route était bloquée par un troupeau de chevaux en voyage vers de nouveaux pâturages.

Une petite pause très sympathique où j’ai eu l’occasion de rencontrer un motard hollandais fort sympathique. Sur sa BMW attelée d’un autre âge,â il traversait tout comme moi la chante des Pyrénées. Un pur moment de bonheur que de discuter avec lui du voyage en cours et de sa monture bavaroise si sympathique, au mode de démarrage vraiment atypique !

Et c’est reparti pour la descente du col en direction de St Beat Boutx.
Vous pouvez aussi continuer sur  la D618 en direction du Col des Ares.

Je découvre en chemin une petite portion de virages en épingles qui me rappelle mon roadtrip au col de Turini !

 

Une fois passé Bannières de Luchon les choses sérieuse commencent avec la montée du col de Peyresourde !

Au détour d’un virage on tombe sur une charmante petite chapelle

La route est sublime et vous offre un panorama à couper le souffle    ;

En levant un peu les yeux on visualise le col, que l’on va atteindre dans quelques minutes…

Les épingles et autres courbes se succèdent et au fur et à mesure de la montée la vue sur la vallée se dégage et vous offre une superbe vue sur ce paysage pyrénéen.

Une fois passé le col on redescend en direction de Arreau.

On distingue au loin les premiers hauts sommets pyrénéens encore enneigés.

La route est juste impeccable et vous offre un pur moment de bonheur au guidon de votre monture

Arrivée dans le village d’Arreau.

On repart ensuite dans la montagne en direction du col d’Aspin.

A partir de là ça se gâte car mon appareil photo décide de se suicider au pire moment de la journée !

Qu’à cela ne tienne, je poursuis mon périple en prenant des photos avec mon téléphone. La qualité n’est pas au rendez-vous, mais au moins cela permet de se donner une idée des paysages traversés. Je ne le savais pas encore, mais ce signe envoyé par mon matériel photo allait être suivi d’un autre m’indiquant que mon périple pyrénéen ne serait pas aussi long que prévu…

Mais donc en attendant les événements suivant, me voilà en direction du Col d’Aspin !

La route est toujours aussi belle et les paysages sauvage et majestueux.

Après le col, au détour d’un virage, je tombe sur La carrière royale

Le site est ouvert du 8/07 au 15/09

Chaque lundi après-midi, de juillet à septembre, des visites guidées sont organisées à la carrière de marbre de l’Espiadet. En compagnie de Jean-Sébastien Gion, partez à une découverte enrichissante où il sera question de botanique, de géologie, d’histoire, etc. Ce spécialiste sera également votre guide lors d’une balade (1) sur le «Chemin royal du marbre» où il vous fera découvrir le parcours que prenaient les convois de marbre sous Louis XIV, depuis la carrière de Payolle jusqu’à Port Beyrède. Dans une nature sauvage inchangée, vous découvrirez la dure réalité des carriers de l’époque. (source : La Dépêche du Midi)

Après un cours passage dans la vallée, c’est reparti pour une nouvelle montée en direction du col du Tourmalet.

Restez prudents dans la montée qui vous mène à la station de ski de La Mongie. En effet il y a, comme par chez moi au Mont Ventoux, de nombreux cyclistes qui se forgent les mollets en grimpant ce col mythique du Tour de France. Et il n’est pas rare de la voir à deux ou trois de froid prenant toute la largeur de la chaussée… à 5km/h alors que vous arrivez à 80 !

Juste avant la station de ski de La Mongie, on longe un immense demi tunnel qui protège la route des avalanches hivernales.

A cette époque de l’année, en milieu de printemps, les rivières sont gonflées par la fonte des neiges qui est assez importante

Arrivée à la Mongie. Je ne prendrai pas de photo de la traversée de cette ville qui ressemble à une grosse station de ski sans âme aucune. D’ailleurs passer dans ce genre d’endroit, qui plus est quand le plafond est bas et le soleil assez timide, est un peu glauque à mon goût. Il faut dire aussi que je ne suis pas une fan de sports d’hiver, ce qui n’arrange pas les choses.

Après avoir passé la station je me dirige donc vers le col du Tourmalet

Arrivée au col du Tourmalet, avec sa célèbre sculpture de cycliste devant laquelle tous les amateurs de vélo, mais aussi les motards de passage, ne manqueront pas de faire une photo

La vue depuis le col est tout simplement superbe !

La descente du col du Tourmalet est un pur moment de bonheur également…

Arrivé en bas un torrent volumineux alimenté par la fonte des neiges vient rafraichir l’atmosphère.

Direction ensuite le Col de l’Aubisque… dont j’apprends en passant devant ce délicieux panneau qu’il est fermé.
En effet un éboulement a endommagé et bouché une grosse partie de la route…

Qu’à cela ne tienne je monte quand même par la route du col de Soulor.

 

Une fois arrivé au col en effet la route pour l’Aubisque est fermée… Je vais donc redescendre par la D126 en direction de Ferrières avec un ciel couvert et un brouillard à couper au couteau. Impossible de deviner les magnifiques paysages qu’offre cette superbe route. Fin du roadtrip pyrénéen… Quand ça veut pas ça veut pas, et il ne faut pas insister. Je reviendrai dans ce pays magnifique un de ces quatre pour faire la partie Est du massif, et particulièrement l’arrière pays basque qui sur la carte présente des routes de dingue.

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Pour transformer les liens GoogleMaps ci-dessous et les intégrer dans votre GPS c’est très simple !
Suivez donc les étapes suivantes :
1- Téléchargez ITN Converter
2- Copiez l’URL de GoogleMaps
3- « Ouvrir fichier » et coller l’URL en modifiant le lien Googlemaps dans le format de votre GPS
C’est simple, rapide, et cela vous permettra donc de vivre une expérience sympathique sur ces routes magnifiques !

1 Comment

  • jo 24 août 2019 at 5h28

    salut beau périple, je viens de faire la transpy dans le sens inverse de la tienne et j’ai eu la chance d’avoir que du soleil .

    les photos sont sur mon blog

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